vOiilla les gent qui ne connaissent pas , Ou ki crOiven ke c une maladie Ou biien méme n'aime pas les hOmmO bein vOila kOi lisez attentivement !!
Remarque préliminaire :
La psychanalyse n'est pas une éthique. Elle ne vise pas à définir ce qu'est le bien de l'homme. Elle a pour objectif la mise en lumière des mécanismes psychiques en l'être humain et en particulier de ceux qui sont du domaine inconscient. En psychanalyse, l'homosexualité est considérée comme un symptôme : elle est une construction inconsciente de la personne homosexuelle. Elle résulte d'un choix inconscient de sa part, pour vivre sa sexualité. Dans cet article, nous avons essayé de rendre la question abordable, sans toutefois la simplifier à outrance. Certaines notions peuvent paraître surprenantes ; n'oublions pas qu'elles font appel à des mécanismes le plus souvent inconscients (donc nous semblant étrangers).
Définition :
Homosexualité : terme dérivé du grec (homos : semblable) et créé vers 1869 par le médecin hongrois Karoly Maria Kertbeny pour désigner toutes les formes d'amour charnel entre des personnes appartenant biologiquement au même sexe.
Début d'explication freudienne :
Freud a donné une première approche de l'homosexualité. Selon lui :
- Pour la fille, l'homosexualité résulte d'une fixation infantile à la mère et d'une déception à l'égard du père.
- Pour le garçon, l'homosexualité survient après la puberté, quand s'est instauré durant l'enfance un lien intense entre le fils et sa mère. Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s'identifie à elle, se transforme en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu'il puisse aimer comme il a été aimé par sa mère.
Freud considérait que l'homosexualité était un arrêt du développement sexuel. Un peu plus tard, Lacan et d'autres ont affiné les observations et théories de Freud. A présent, on ne parle plus d'homosexualité mais des homosexualités. En effet, l'homosexualité peut résulter de différents mécanismes inconscients.
Différents modes d'homosexualité :
1er mode de formation de l'homosexualité (à partir de l'Oedipe) :
Un préalable : Il y a deux modes de relation à l'autre :
- l'amour (je désire l'autre)
- l'identification à l'autre (j'aime ce que l'autre aime)
C'est soit l'amour, soit l'identification, mais jamais l'un et l'autre en même temps. Celui qu'on aime, à celui-là on ne s'identifie pas.
Le complexe d'Oedipe (vers 3 à 6 ans) :
Dans le développement normal d'un enfant, garçon ou fille, au tout début, il y a une identification première au père, l'objet d'amour étant la mère. L'enfant aime la mère du même type d'amour que celui du père pour la mère : il la désire et veut être aimé d'elle comme elle aime le père.
Le garçon, lors du complexe d'Oedipe, entre en rivalité avec le père pour aimer la mère. C'est l'identification secondaire au père. Mais, par peur de la castration, il finit par renoncer à cette rivalité et accepte de diriger son amour vers quelqu'un d'autre, de sexe féminin, appartenant à sa génération.
Pour la fille, l'amour premier pour la mère se transforme en haine pour elle : la mère ne lui a pas donné de pénis. Elle l'a faite manquante. Alors, elle s'identifie à sa mère et se met à aimer le père qui, lui, a un pénis ; elle veut obtenir de lui un "pénis de substitution" (= un enfant). Mais le père refusant d'épouser sa fille, la fille sort du complexe d'Oedipe en acceptant de diriger son amour vers un homme de sa génération.
Dans le 1er mode de formation de l'homosexualité :
Il n'y a pas de passage par le complexe d'Oedipe mais il y a un complexe d'Oedipe inversé :
- Pour le garçon, l'identification primaire au père se transforme en amour pour le père (il y a donc identification à la mère, c'est-à-dire qu'on est dans le même type d'amour pour le père que celui de la mère pour le père). Le garçon cherche à se faire aimer du père comme la mère est aimée du père.
- Pour la fille, l'identification primaire au père se maintient. Il y a donc un mode d'amour pour la mère qui est semblable au mode d'amour du père par rapport à la mère. L'identification secondaire est donc aussi sur le père.
Que ce soit pour l'Oedipe ou pour l'Oedipe inversé, la sortie du complexe dépendra de la façon dont le père jouera ou non un rôle de séparateur. S'il ne joue pas ce rôle, le sujet, garçon ou fille, n'aura pas à se "déplacer".
2ème mode d'homosexualité :
Lorsque l'enfant prend conscience de la différence des sexes, dans ce type d'homosexualité, il n'arrive pas à admettre l'absence de sexe masculin chez la mère. Il est dans le déni par rapport à cela : il refuse d'admettre cette réalité. En conséquence, le sujet masculin devenu adulte choisira par exemple d'avoir des relations sexuelles avec un autre homme, mais un homme qui sera porteur de l'image maternelle; lui-même aura un comportement sexuel sur un mode féminin. Ce deuxième mode peut conduire au transsexualisme.
3ème mode d'homosexualité :
L'homosexuel cherche, dans l'amour donné à un homme plus jeune que lui, le prototype de l'amour qui lui a été donné ou refusé par sa propre mère quand il était garçon. Il aime ses partenaires comme sa mère l'a aimé, lui ; d'où le choix de partenaires plus jeunes, ce qui peut conduire à la pédophilie.
Conclusions :
En psychanalyse, on considère donc que l'homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient, mais choix tout de même, par rapport à son désir). Freud avait déjà fait ce lien entre homosexualité et choix inconscient. Se basant sur ses observations cliniques, il refusa d'en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou culturelle. Lacan et d'autres le suivirent dans cette pensée d'un choix inconscient. Dans la résolution normale du complexe d'Oedipe, l'enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler), désirs le plus souvent inconscients. S'il ne le fait pas, cela apparaîtra dans le type de conjoint choisi, se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers les névroses. C'est un positionnement qu'il a à prendre. Il en est de même de l'Oedipe inversé et des autres modes d'homosexualité : au départ, il y a un choix inconscient, une position que l'individu prend pour la gestion de son désir.
L'homosexualité peut-elle être "soignée"? Ce ne sera jamais l'objet d'une psychanalyse. Précisons que la psychanalyse s'adresse non pas à la question de la volonté mais à celle du désir (rappelons que le désir est pour la plupart du temps inconscient. Ce n'est pas le souhait, qui, lui, est conscient). La psychanalyse aidera le sujet à prendre conscience de son désir, désir qui le fait agir à son insu. Par cette prise de conscience, il pourra alors choisir de se positionner autrement (tout comme pourrait le faire un hétérosexuel qui, se rendant compte qu'il n'a pas renoncé à ses désirs incestueux lui causant névrose ou problèmes de couple, pourra s'il le souhaite renoncer à la réalisation de ces désirs devenus conscients). La psychanalyse n'est donc pas "la solution" à l'homosexualité ; mais elle peut être une aide par la mise en lumière des mécanismes et choix inconscients qui se jouent dans le sujet.